Association TOURVILLE

Génèse du projet

Le projet de construction d’un vaisseau de ligne représentatif de la grande Marine de Louis XIV trouve ses racines dans les années 1982-1985, lorsque Christian Cardin déclare aux affaires maritimes de Cherbourg la découverte de six épaves de vaisseaux gisant au large du port de Saint Vaast La Hougue, à quelques encablures de la côte Est du Cotentin. Ces épaves sont les vestiges d’une partie de la flotte de l’Amiral Tourville qui avait été armée par Louis XIV, au printemps 1692, afin de rétablir son cousin catholique Jacques II Stuart sur le trône d’Angleterre.
Épaves de La Hougue

Épaves de La Hougue

Christian Cardin mûrit ensuite le projet de reconstruire l’un de ces grands vaisseaux qui ont fait
la gloire de la Marine Française
et crée en 1992, l’Association Tourville qui se donne pour objectif
la construction d’un vaisseau de 1er rang du XVIIe siècle. Il sera le centre d’intérêt d’un village artisanal, lui-même intégré dans un parc historique et de loisirs mettant en scène les corsaires et la Marine
de Louis XIV.

L’Album de Colbert

L’Album de Colbert
Découverte d’un canon en bronze sur une épave de La Hougue
La construction navale du XVIIe siècle était réglée par le compagnonnage. Le savoir-faire était transmis oralement entre les Maîtres charpentiers de marine, les compagnons et leurs apprentis. Il n’existe donc que très peu de documents écrits, excepté un document commandé en 1670 par Colbert, ministre de la Marine, qui montre à travers 50 planches de dessins toutes les étapes de la construction d’un vaisseau de premier rang armé de 84 canons sur l’arsenal de Toulon.
Élaboration des plans du Jean-Bart
Mise en place du maître couple et des couples de balancement

Élaboration des plans du Jean-Bart

Ces plans sont élaborés par Michel Daeffler (historien) et Philippe Tomé (architecte naval) à partir d’une compilation de l’Album de Colbert, des données architecturales provenant de deux épaves des vaisseaux de La Hougue identiques à celui décrit dans l’Album de Colbert. L’ensemble a permis d’élaborer des plans exploitables par des charpentiers de marine contemporains.
Dessin en trois dimensions réalisé par Virtualia
© P. Tomé & M. Daeffler

Un nom emblématique pour le vaisseau

Afin de légitimer l’implantation du site de construction du vaisseau, il s’est avéré nécessaire de donner à ce dernier un nom emblématique en l’honneur d’un grand marin de la Marine de Louis XIV. Les membres de l’Association Tourville ont tout naturellement choisi celui de Jean Bart, corsaire et officier de marine ayant terminé sa carrière anobli et dans les plus hauts grades de la marine royale en qualité de commandant de l’Escadre de la mer du Nord à Dunkerque.